Ajuster sa façon de vivre pour mieux s'accorder à soi-même


Des envies pressantes, des émotions fortes, tensions dû à des résistances, des habitudes que l'on a subitement envie de casser. Notre conscience nous rappelle à l'ordre parfois. Il s'agit alors de se ré-ajuster dans sa manière de vivre sous peine de louper une marche et de dégringoler parfois un escalier. À quoi bon ne pas s'écouter ? Lorsque la rigidité du mental bloque le flot de l'être, c'est là que la pression s'accumule et génère un contre-courant comme si l'on essayait de nager à contre-sens d'un fleuve.
On a l'habitude de faire en fonction de certains automatismes; il y a des choses qui se répètent et, si l'on se pose vraiment la question : "est-ce que j'ai vraiment envie de faire ça ?" la réponse sera : non. Mais par moment, même si on sait (inconsciemment, ou partiellement consciemment) que ce n'est pas ce que l'on souhaite, on continue quand même à alimenter cette habitude, cette addiction, ce choix, ou cette direction de vie. Pourquoi ? Parce qu'il y a des facteurs qui sont encore plus fort pour l'instant (peurs = non-amour) : en général, on fait ces choix par manque de sécurité intérieure.

À chaque instant, nous faisons des micro-choix. Bien qu'ils soient tout petits, ils forment ensuite des choix plus conséquents. Tiens, là j'ai "envie" de me divertir sur la console ou la télévision : ce n'est pas forcément une envie (authentique) mais peut-être bien un choix inconscient que l'on maintient par habitude ou peur du vide. Au lieu de s'ennuyer, et, avec un peu de courage, ouvrir son mental à d'autres choses, on se rabat sur "j'ai peur de ne pas Faire et de ne pas contrôler la situation", et donc : je préfère revenir à ma zone de confort illusoire.

Car, bien sûr, si l'on choisit de rester sur une occupation soi-disant sécurisante, il est certain que cette sécurité est illusoire.
La créativité ne peut pas se développer dans le "Faire". Il est nécessaire d'être dans une certaine introspection, par moment, pour la développer. Il est nécessaire d'être avant de faire. Dans l'autre sens, elle ne peut pas croître assez. Une image serait que l'on coupe/taille un arbuste tout le temps alors qu'on souhaite faire un arbuste avec une certaine forme. Il faut le laisser pousser avant de le tailler.

S'écouter, ce n'est pas une contrainte : l'inverse l'est par contre. Si je passe mon temps à écouter l'opinion des autres sans discernement, je délaisse ce dernier et reste dépendant de l'avis d'autrui. Au final, la personne qui a ce comportement peut avoir beaucoup d'avis, mais pas les siens : elle subira donc les conséquences du fait qu'elle donne son propre pouvoir dans les mains d'autrui. Si je ne m'écoute pas pour mes goûts alimentaires, et bien je laisserais tel magazine de "santé" me dire ce dont j'ai besoin. Sauf que ce sera sûrement faux, car il n'y a que moi pour savoir ce dont j'ai besoin ("moi", PAS dans le sens mental). J'écoute mon corps, mon ressenti. Si je n'écoute pas mes envies car la société dit que c'est pas bien, ou mais parents / ami(e)s n'aiment pas celà... et bien je laisse encore l'extérieur avoir de l'influence sur moi. Cette non-écoute entretient la victimitude (attitude de victime, oui j'aime bien inventer des mots). Si je n'écoute pas mes ressentis et intuitions, je rate de grandes occasions de me réaliser et de m'épanouir.

Ajuster sa façon de vivre pour s'accorder à soi-même, c'est la remettre en question pour transcender les barrières qui nous gardent à distance du bonheur, celui de vivre authentiquement. L'écoute est la conscience du moi : premièrement le ressenti.
On transcende nos barrières par le travail émotionnel de chaque instant. C'est ainsi que l'on s'oriente pour notre propre évolution, au lieu de se perdre dans l'illusion conflictuelle perpétuellement.

Notre Moi intérieur nous suggère de bien bons conseils à chaque instant. Il suffirait de l'écouter. Mais pour beaucoup, ces conseils leur passent sous le nez. On le sens (ou pas), et on ne se fait pas assez confiance pour être ... en cohésion avec nous-même. Ce n'est pas une histoire de perdre (la) confiance, car celle-ci est toujours présente, mais nous mettons de la distance entre nous et elle.

"La peur est une énergie qui attend de nous traverser pour devenir une force"



Retenez bien ce qui suit.
Pour révéler la qualité sous-jacente à la peur, il faut accepter, au lieu de résister. Si j'ai peur d'être en contact avec telle personne, peut-être que je ne me sens pas assez valable/valeureux pour l'être. Il faut alors accepter le ressenti (l'émotion) : ainsi, on accepte la croyance que l'on s'est forgé. En acceptant, il y a une réelle compréhension qui émerge : on met complètement en lumière notre peur, et de ce fait, elle disparaît.

Ce que l'on a tendance à faire à chaque fois est : la fuite de la peur. C'est-à-dire qu'on reste inconscient de l'émotion, et que les croyances, qui sont en lien avec celle-ci, ne sont pas comprises et mis en lumière (la conscience n'est pas totale à ce niveau, elle peut l'être mentalement, mais celà ne suffit pas). J'ai peur de quelque chose (même inconsciemment) -> je me sens ceci ou celà -> je réprime, je nie le ressenti, (je me fais du mal ainsi) et je met de la distance entre moi et la peur : la peur est mon "ennemi". Le fait que je souffre me donne envie de fuir encore et encore cette émotion.

Pour plus de compréhension : lorsque je parle de "peur", on ne la perçoit pas forcément comme telle. Celà peut être une petite tension, rien que çà.

En pratique


Je m'écoute au quotidien (mes idées, mes ressentis...).

Même si je suis en résistance (je résiste à mon ressenti, je bloque, je subis l'émotion), je le vois ! Et ça change tout déjà. Dès que je vois, j'en suis conscient mentalement, et ca me permet de développer la conscience à ce niveau.
Par exemple, je suis addict à quelque chose. Je vais avoir des moments de résistance car la dépendance me donne envie de ..., mais je n'en ai pas réellement envie au fond (c'est un besoin que je me créé). Pourquoi ? Par exemple, je veux manger quelque chose de sucré, du SUUUCREE ! Il est nécessaire de comprendre la cause de ce besoin. Est-ce que je ne prend pas soin de moi ? Est-ce que je ne me sens pas materné, pas écouté, seul ? Suis-je rude avec moi-même ? (voir la symbolique du sucre sur internet). Au lieu de céder tout de suite à l'envie, je ressens ce que je ressens. Encore un autre exemple : je suis triste spontanément. Je pleure (il ne faut pas se retenir). Mais ensuite, ....au lieu de pleurer ma résistance, je ressens ce que je ressens.
C'est-à-dire que je suis vraiment présent à moi-même. Je peux voir la tristesse de ce fait ! "Pleurer sa résistance" signifie refouler en partie son émotion, tout en pleurant car c'est plein à craquer d'eau (d'émotion) à l'intérieur. Si je peux voir ma tristesse, alors je suis déjà dans un processus de pleine compréhension et de guérison émotionnelle : je m'accorde de l'amour.

De même, se juger n'améliore en rien la situation. Se juger d'avoir de telles croyances ou émotions est un refoulement.

Il n'est pas nécessaire de comprendre pour surpasser une tension intérieur. Si l'émotion engendre une tension dans le cou par exemple, je n'ai pas forcément besoin, même si ca peut être utile, de comprendre le pourquoi. Parfois on mentalise de trop les choses.

J'écoute le silence. On peut l'écouter même dans le bruit extérieur. Lorsque je suis inspiré, ce n'est pas en réfléchissant encore et encore, mais en imaginant et en écoutant le silence intérieur.

J'observe mes micro-choix en voyant à l'intérieur si cela s'accorde à moi-même. Je le sens toujours si cela s'accorde (ressenti), sinon c'est que je me bloque tout seul. Et encore une fois, si je me juge, c'est seulement la peur de la peur. Je refoule encore, et donc, je ne suis pas en chemin vers la conscience.

Je fais la différence entre mes réelles envies et mes besoins créés qui s'accompagnent toujours de tensions. On n'a pas à subir des tensions en permanences. Je relâches mes épaules (fardeaux que je portes), je détends les muscles de mon front, j'arrête de serrer mon plexus comme si je voulais arrêter de ressentir ce que je ressens, je respire, etc...

Enfin, je m'accorde l'amour que j'ai toujours mérité. Merci moi-m'aime.

Je vous mets deux liens intéressants sur la gestion des émotions :
Extrait 1 de la BD de Armella : Qui est responsable de mes émotions ?
Extrait 2 de la BD de Armella : Accueillir une émotion